CouchToTri
GuidesPricing
Tous les guides
Illustration: Comment mieux dormir pendant l'entraînement ?

6 min de lecture, avec Coach Finn

Comment mieux dormir pendant l'entraînement ?

Laisse-moi te confier un secret qu'aucune marque de gadgets ne veut que tu entendes : l'outil de récupération le plus puissant que tu possèdes se trouve déjà dans ta chambre. C'est ton lit. Pas une botte de récupération sophistiquée, pas un rouleau en mousse, pas une pile de cinq compléments alimentaires. Le sommeil. Quand tu dors bien, tu deviens plus rapide, plus fort et plus heureux, presque sans t'en rendre compte. Quand tu lésines dessus, aucune dose d'entraînement ne semble vraiment s'ancrer.

Alors parlons de la façon de mieux dormir pendant que tu t'entraînes, car cela compte plus que presque tout ce que tu liras sur le triathlon.

Pourquoi le sommeil compte autant

Voici ce qui se passe pendant que tu es bien au chaud à ronfler. L'essentiel de la réparation de tes muscles et la vraie adaptation à l'entraînement (le moment où ton corps se dit : "bon, on court maintenant, autant devenir bon à ça") se produit pendant le sommeil profond. Ton entraînement difficile n'est que la commande. Le sommeil, c'est là où ton corps l'exécute.

Mais cela va bien au-delà des muscles. Un bon sommeil protège ton humeur et ta motivation, si bien que sortir de chez toi ressemble moins à un combat. Il réduit ton risque de blessure, car un corps fatigué bouge n'importe comment et réagit lentement. Il aide même à réguler ton appétit, ce qui réduit le risque de te sentir affamé et de te jeter sur ce qui te tombe sous la main. Lésine sur le sommeil et tout cela joue discrètement contre toi. Dors bien et tout se met à jouer en ta faveur.

Si la récupération avait un classement, le sommeil serait tout en haut, et tout le reste se disputerait la deuxième place.

Pourquoi tu dors parfois moins bien au début (et comment y remédier)

Voici une chose qui surprend beaucoup de débutants : quand tu commences à t'entraîner, tu dors parfois moins bien, pas mieux. Cela paraît profondément injuste. Tu es fatigué, alors pourquoi ton corps ne coopère-t-il pas ?

Quelques coupables fréquents :

  • La suractivation. L'exercice est un stimulant. Une nouvelle habitude d'entraînement peut laisser ton système nerveux en effervescence, surtout si elle t'enthousiasme ou t'inquiète.
  • Les séances tardives. S'entraîner trop près de l'heure du coucher fait grimper ton rythme cardiaque et ta température corporelle juste au moment où tu veux qu'ils baissent.
  • Les courbatures. De nouveaux muscles qui se plaignent à 2 heures du matin peuvent tout à fait te réveiller.

La bonne nouvelle, c'est que ces trois problèmes finissent par s'apaiser. Ton corps s'adapte à la charge d'entraînement, la nouveauté se dissipe et les courbatures s'estompent à mesure que tu progresses. Si tu te demandes si tes douleurs sont seulement normales, j'ai écrit un article entier pour savoir si tes courbatures après l'effort sont normales. Et si tu prévois simplement assez de récupération, l'essentiel se règle tout seul. Deux bons points de départ : combien de jours de repos un débutant devrait prendre et ce qu'est une semaine de décharge et pourquoi elle aide. Le repos n'est pas le contraire de l'entraînement. Il en fait partie.

Ta liste pour une bonne hygiène du sommeil

L'"hygiène du sommeil" n'est qu'un nom un peu clinique pour les habitudes qui facilitent l'endormissement. Aucune n'est compliquée. Choisis-en deux pour commencer, puis ajoutes-en d'autres.

  • Garde des horaires réguliers. Couche-toi et lève-toi à peu près à la même heure, même le week-end. Ton corps adore le rythme.
  • Garde ta chambre sombre et fraîche. Imagine une grotte : fraîche, silencieuse et aussi sombre que possible. Une pièce un peu fraîche aide ta température corporelle à baisser pour t'endormir.
  • Mets en place une routine d'apaisement. Accorde-toi 30 à 60 minutes de calme avant de te coucher. Lis, étire-toi doucement, tamise les lumières, prends une douche chaude. Signale à ton cerveau que la journée se termine.
  • Limite les écrans avant de dormir. La lumière vive du téléphone et de la télé dit à ton cerveau qu'il fait encore jour. Essaie de poser ton téléphone une heure avant d'éteindre.
  • Surveille la caféine. La caféine peut persister pendant des heures. Essaie de prendre ta dernière tasse en début d'après-midi, pas plus tard.
  • Vas-y doucement sur l'alcool. Un verre peut t'assoupir, mais il détruit les phases profondes et réparatrices du sommeil dont tu as vraiment besoin pour récupérer.
  • Ne t'entraîne pas trop tard. Quand tu le peux, termine tes séances plus exigeantes quelques heures avant le coucher pour que ton corps ait le temps de s'apaiser.
  • Prends la lumière du matin. Sors dehors peu après ton réveil. La lumière naturelle tôt dans la journée cale ton horloge interne et rend l'endormissement plus facile le soir.

Vise 7 à 9 heures

Pour la plupart des adultes, l'idéal se situe entre 7 et 9 heures par nuit. En tant que débutant qui ajoute de l'entraînement à sa semaine, penche vers le haut de la fourchette quand tu le peux, surtout après une séance difficile ou un long brick. Tu n'as pas besoin de viser juste chaque nuit. Ce qui compte, c'est la moyenne hebdomadaire. Quelques nuits courtes n'effaceront pas ta forme. Une habitude régulière de sept heures ou plus la construira.

Si compter les heures te stresse, ne compte pas. Protège simplement ton heure de coucher et laisse ton corps prendre ce dont il a besoin.

Et la nuit avant une course ?

Ah, le grand classique. Tu as tout fait comme il faut, et puis la nuit avant ta première épreuve, te voilà allongé bien éveillé, le regard fixé au plafond, persuadé d'avoir tout gâché. Respire un grand coup. Tu n'as rien gâché. Une nuit agitée avant une course n'entame presque pas ta performance, car le sommeil qui compte vraiment, c'est celui que tu as mis de côté les semaines précédentes. Le trac d'avant-course est normal et tout à fait surmontable, et il mérite sa propre discussion (un prochain article portera précisément là-dessus).

Une petite note honnête

Je suis ton coach, pas ton médecin. Les conseils ci-dessus aident la plupart des gens à mieux dormir, mais si tu fais face à une insomnie qui persiste pendant des semaines, à de forts ronflements, à des réveils où tu cherches ton souffle, ou à un épuisement que le sommeil ne semble jamais réparer, parle s'il te plaît à un médecin. Les troubles du sommeil peuvent avoir de vraies causes médicales, et ils se soignent très bien. Demander de l'aide est un geste intelligent et fort, pas un signe de faiblesse.

Tu vas y arriver

Et voici le plus beau : mieux dormir n'est pas une corvée de plus à abattre. C'est la permission d'en faire moins, de te reposer davantage et de laisser ton corps accomplir le travail discret qu'il sait déjà faire. Protège ton sommeil comme tu protèges tes séances, et observe à quel point tout le parcours devient plus facile. Tu construis quelque chose de réel, une bonne nuit à la fois, et nous t'encourageons à chaque étape ici, sur couchtotri.com. Maintenant, va te reposer. Tu l'as mérité.

À découvrir