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Illustration: Où vais-je aux toilettes le jour de la course ?

6 min de lecture, avec Coach Finn

Où vais-je aux toilettes le jour de la course ?

Laisse-moi deviner. Tu as un plan d'entraînement, un bonnet de bain et une petite question discrète qui te trotte dans la tête, sans que tu aies tout à fait osé la poser à quelqu'un. Ça donne quelque chose comme : "attends, où est-ce que je vais aux toilettes, au juste, le jour de la course ?" Mon ami, je suis tellement content que tu sois là, parce que c'est l'une des inquiétudes les plus courantes de tout le triathlon débutant, et presque personne ne la dit à voix haute. Alors je vais la dire pour nous deux. Tout va bien se passer. Il y a des toilettes. Laisse-moi tout t'expliquer.

Oui, il y a des toilettes (et beaucoup)

D'abord, la bonne nouvelle. Tout triathlon digne de ce nom a des toilettes. En général, ça veut dire une longue rangée de toilettes mobiles installée près de la zone de transition, et parfois des toilettes permanentes au parc, à la plage ou au centre de loisirs qui accueille l'événement. Les organisateurs savent que des centaines d'humains nerveux vont arriver, café à la main. Ils anticipent.

Le hic est simple. Tu n'es pas le seul à avoir envie, et tout le monde a tendance à avoir envie dans la même fenêtre de trente minutes juste avant le départ. Les toilettes mobiles sont donc là, mais les files peuvent devenir longues. Voilà tout le problème en une phrase, et toute la solution tient en deux mots. Vas-y tôt.

Quand tu arrives et que tu installes ta zone de transition, repère où sont les toilettes. Savoir exactement où marcher plus tard, quand tes nerfs seront à vif, c'est un petit détail qui apporte une dose étonnante de calme.

L'envie pressante liée au stress est tout à fait normale

Voici une chose dont personne ne te prévient. Le matin de la course, tu peux avoir l'impression d'avoir envie d'aller aux toilettes à peu près toutes les neuf minutes, que ce soit vrai ou non. Ce n'est pas le signe que quelque chose ne va pas chez toi. C'est l'adrénaline. Ton corps est excité et un peu sous tension, et une vessie capricieuse est l'une des façons classiques dont ça se manifeste.

Donc si tu te surprends à faire ton troisième aller-retour aux toilettes mobiles avant même que la natation ait commencé, félicitations, tu es un triathlète parfaitement normal. Les vétérans le font aussi. Ils ont juste cessé d'en avoir honte. Le trac fait partie de l'expérience, ce n'est pas un défaut dans ta préparation. Si tu veux un tableau plus complet du trac qui t'attend ce matin-là, je passe tout en revue dans la semaine et le jour de la course.

Caler ton matin pour ne pas courir jusqu'à la ligne

Laisse-moi te donner un rythme souple pour le matin, parce qu'un bon timing, c'est ce qui empêche la question des toilettes de virer à la crise des toilettes.

Prends ton café et ton petit déjeuner léger tôt, idéalement deux ou trois heures avant ton départ. Ça laisse à ton organisme le temps de faire son travail à la maison ou à l'hôtel, à tes conditions, avec une porte qui se ferme à clé et un rouleau de vrai papier toilette. Cette seule habitude règle l'essentiel du problème avant même que tu arrives sur le site.

Arrive sur le site de la course avec une bonne marge. Tu veux le temps de te garer, d'installer ta transition, et de te promener quand même jusqu'à la file des toilettes mobiles sans qu'un chronomètre tourne dans ta tête.

Ensuite, prévois un dernier passage aux toilettes dans ta routine d'avant-course. Voici la partie que les gens sous-estiment. Cette dernière file peut compter vingt ou trente personnes, et elle peut avancer lentement. Compte quinze ou vingt minutes pour ça. Mets-toi dans la file plus tôt qu'il ne semble nécessaire. Si tu en ressors avec du temps devant toi, parfait, tu peux respirer et regarder le lever du soleil. Si tu joues la montre, tu sentiras ce stress dans tes épaules pendant toute la natation.

Et si j'ai besoin d'y aller pendant la course ?

C'est la vraie question derrière la question, alors laisse-moi y répondre simplement et gentiment.

Si tu fais une course plus longue, il y a des toilettes mobiles sur le parcours, en général aux ravitaillements le long de la course à pied et parfois du vélo. Tu as parfaitement le droit de t'arrêter pour les utiliser. Ça te coûte deux ou trois minutes, et pas une seule personne qui compte ne s'en souciera. Pour un débutant sur une distance sprint plus courte, tu n'auras très probablement besoin de rien du tout sur le parcours, parce que tout est terminé avant même que ton corps songe à le demander.

Maintenant, tu as peut-être entendu chuchoter que les coureurs expérimentés, parfois, hum, ne s'arrêtent pas. Qu'ils règlent ça sur le vélo ou dans l'eau et continuent d'avancer. Ça existe vraiment dans ce sport, et je ne vais pas prétendre le contraire. Mais voici mon conseil de coach, en toute honnêteté. Tu n'as pas besoin de penser à tout ça. Pas maintenant, et peut-être jamais. S'arrêter aux toilettes est un très bon plan, et c'est celui que je conseillerais à tout débutant. Le reste, range-le dans la catégorie "choses qui te feront sourire plus tard".

Si une inquiétude pareille te fait te demander si tu es fait pour tout ça, là non plus tu n'es pas seul, et j'en ai parlé dans vais-je finir dernier à un triathlon.

Bois intelligemment, mais ne te noie pas

Une dernière note pratique, parce qu'elle relie toute la question des toilettes. Dans les jours qui précèdent ta course, reste bien hydraté. Bois de l'eau par petites gorgées, garde une urine claire et n'arrive pas assoiffé.

Mais s'il te plaît, n'en fais pas trop le matin de la course en avalant d'un trait une énorme bouteille d'eau "juste au cas où". Ça garantit surtout un aller-retour frénétique de plus vers la file des toilettes mobiles et, dans de rares cas, ça peut même te donner une sensation de moins bien plutôt que de mieux. Des gorgées régulières l'emportent à chaque fois sur les lampées de panique. Ton corps gère mieux ça que tes nerfs ne le croient.

Si tu en es encore aux toutes premières phases de planification et que toute cette logistique te semble beaucoup, c'est très bien aussi. Commence par les bases dans je me suis inscrit à un triathlon, et maintenant, et laisse les petites choses se mettre en place une par une.

Voilà, l'inquiétude la plus normale du monde, réglée. Il y a des toilettes, les files sont longues donc tu y vas tôt, ton envie pressante n'est que de l'excitation déguisée, et s'arrêter en pleine course est toujours permis. Enlève cette petite question discrète de tes épaules et autorise-toi à savourer le matin. Quand tu seras prêt à construire le jour de course calme et bien calé dont on vient de parler, viens chercher un plan gratuit sur couchtotri.com. Je t'aiderai à régler tout le reste, logistique des toilettes comprise.

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