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Illustration: Comment apaiser le trac la veille de la course ?

6 min de lecture, avec Coach Finn

Comment apaiser le trac la veille de la course ?

Te voilà à la veille de ton premier triathlon, et ton estomac fait des nœuds. Ton cerveau repasse en boucle les mêmes pensées : Et si j'oubliais quelque chose ? Et si j'étais le plus lent là-bas ? Et si je n'y arrivais tout simplement pas ?

D'abord, respire un grand coup. Je veux que tu entendes bien ceci : ce que tu ressens est tout à fait normal, et tu ne fais rien de mal. Laisse-moi t'accompagner, comme je le ferais si on était assis sur ton canapé la veille au soir.

Le trac est normal (et c'est même bon signe)

Chaque athlète, sans exception, ressent ça. Celui qui débute et la personne qui fait son dixième Ironman ont tous les deux le ventre noué la veille. Je les ressens encore, et j'ai perdu le compte du nombre de courses que j'ai faites.

Voici ce que personne ne te dit : le trac, ça veut dire que ça compte pour toi. Ton corps est en alerte parce que ça a de l'importance à tes yeux. Cette petite poussée d'adrénaline n'est pas un dysfonctionnement, c'est ton organisme qui se prépare à se présenter pour quelque chose d'important. Si tu ne ressentais rien du tout, ce serait ça, l'étrange.

Alors s'il te plaît, n'ajoute pas de la honte par-dessus le trac. Tu n'es ni faible ni mal préparé parce que tu ressens ça. Tu es une personne sur le point de faire quelque chose de courageux, et ton corps le sait.

Essaie de transformer le trac en excitation

Voici une petite astuce qui marche mieux que de te répéter de te calmer. Le trac et l'excitation se ressentent presque pareil dans le corps : le cœur qui s'emballe, le ventre qui frémit, cette énergie qui ne tient pas en place. La principale différence, c'est l'histoire que tu te racontes à leur sujet.

Alors au lieu de "Je suis tellement stressé", essaie "J'ai tellement hâte". Ça paraît presque trop simple, mais ton cerveau croit souvent à l'étiquette que tu lui donnes. Tu ne te mens pas. Tu es vraiment sur le point de faire quelque chose d'excitant, quelque chose que la plupart des gens n'osent même jamais tenter. Autorise-toi à en ressentir un petit frisson de plaisir.

Prépare ton matériel et fais une checklist

Une grande partie de l'angoisse de la veille vient de ton cerveau qui essaie de retenir chaque petit détail pour que tu n'oublies rien. Lunettes, bonnet, porte-dossard, chaussettes, ce truc que tu oublies toujours. La solution est simple : sors tout ça de ta tête et pose-le par terre.

Étale chaque pièce de ton matériel là où tu peux la voir. Fais une checklist écrite et coche chaque article. Une fois tes affaires étalées et ta liste terminée, ton cerveau a la permission d'arrêter de tourner en rond. La tâche est réglée. Tu n'as plus besoin de t'en souvenir, parce que c'est juste là, qui t'attend.

Tant que tu y es, jette un œil à ton plan pour savoir à quelle heure arriver le matin de la course, comme ça le timing du matin sera un souci de moins à trotter dans ta tête.

Visualise la course qui se passe bien

Ferme les yeux quelques minutes et imagine la journée qui se déroule sans accroc. Vois-toi entrer dans la zone de transition, calme et prêt. Imagine l'eau, les premiers coups de bras, le moment où tu trouves ton rythme. Imagine le vélo, la course à pied, et la sensation de franchir cette ligne d'arrivée avec le sourire.

Ce n'est pas du flan. Des athlètes de tous les niveaux répètent leurs courses dans leur tête, parce que ça dit à ton système nerveux : "On est déjà venus ici. On sait quoi faire." Quand le matin de la course arrivera, il te paraîtra un peu plus familier et un peu moins effrayant.

Mange un dîner normal et vas-y doucement sur la caféine

Ce soir n'est pas le soir pour tester un plat exotique inédit. Reste sur de la nourriture que tu as déjà mangée avant l'entraînement, quelque chose qui t'a toujours bien réussi. Un ventre noué plus un dîner non testé, c'est un pari dont tu n'as pas besoin. Si tu veux un coup de main pour y réfléchir, voici un guide sur ce qu'il faut manger la veille de ton premier triathlon.

Vas-y doucement sur la caféine aussi. L'anxiété et un café ou une boisson énergisante de plus ne font pas bon ménage. Ça ne fera qu'attiser la fébrilité et compliquer la détente au moment où tu veux te reposer.

À propos du sommeil : surtout, ne stresse pas

Voici ce qu'il en est du sommeil la veille d'une course : il n'est souvent pas terrible, et ce n'est pas grave. Presque personne ne dort parfaitement la veille de son premier triathlon. L'excitation, le réveil matinal, cette sensation inhabituelle, tout ça s'accumule, et c'est normal.

Maintenant, écoute-moi bien sur ce point, parce qu'il est important : une nuit de sommeil en pointillé ne va pas gâcher ta course. Non. Ton corps a accumulé du repos au fil des semaines qui ont mené à aujourd'hui, et l'adrénaline te portera à merveille le matin de la course. Plein de gens ont battu leurs records personnels avec quatre heures de sommeil.

Alors couche-toi à une heure raisonnable et repose-toi, même si le sommeil vient par bribes. Rester allongé les yeux fermés, c'est déjà de la récupération. Si tu n'arrives pas à t'endormir, ne reste pas là à lutter et à te réprimander. Respire juste lentement et tranquillement, et fais confiance au fait que te reposer suffit.

N'oublie pas : le gros du travail est déjà fait

Ce soir, ce n'est pas le moment où tu te mets en forme. Ça, c'est déjà fait, au fil de tous ces matins tôt levés et de ces soirées fatiguées où tu as quand même lacé tes chaussures et répondu présent. L'entraînement est dans la poche. On ne peut pas réviser un triathlon en dernière minute la veille, et la bonne nouvelle, c'est que tu n'as pas à le faire.

Il ne te reste plus rien à faire maintenant que te faire confiance. La version de toi qui a accompli tout ce travail assure tes arrières. Tu es bien plus prêt que ne te le dit ton cerveau anxieux.

Et lâche toute inquiétude au sujet de ta place à l'arrivée. Le but, c'est de finir, pas de gagner. Franchir cette ligne, c'est toute la victoire, un point c'est tout. Si la peur de finir dernier te ronge, lis pourquoi tu ne finiras pas dernier en réalité et laisse cette inquiétude s'envoler.

Tu vas y arriver

Prépare ton matériel, mange quelque chose de familier, respire lentement et repose-toi un peu. Le trac n'est que la preuve que ça compte pour toi, et demain tu vas faire quelque chose de vraiment formidable. Que ce soit un Sprint, une distance olympique, un 70.3 ou ton tout premier format court, le courage, c'est de te présenter, et tu le fais déjà.

Dors bien cette nuit. Chez couchtotri.com, on est tellement fiers de toi, et on a hâte d'entendre parler de cette ligne d'arrivée. Vas-y, fonce.

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